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Un Droit de Retrait pour les Salarié(e)s souffrant de mal-être au travail ? (réflexion personnelle)

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Il y a quelques mois, en lisant un article dans le magazine Management, j’ai découvert la loi du 23 décembre 1982 sur le droit de retrait en France.

En gros ce que dit cette loi c’est : “lorsque la situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, le salarié peut quitter son poste de travail ou refuser de s’y installer sans l’accord de l’employeur.
Il peut alors exercer son droit de retrait et interrompre ses activités, tant que l’employeur n’a pas mis en place les mesures de prévention adaptées.”

En lisant cet article, mon cerveau a commencé à imaginer 🤔…

En fait, mon cerveau s’est posé la question “Et si les salarié(e)s en situation de mal-être extrême dans leur job décidaient d’exercer ce droit pour ne plus aller travailler jusqu’à ce que la situation redevienne saine ?”

Une sorte de dernier recours si ces salarié(e)s n’étaient pas écouté(e)s ou entendu(e)s par leur hiérarchie ou encore l’entreprise.

Et si un nouvel indicateur était créé et mesurait le nombre de fois que ce droit avait été actionné dans une entreprise pour motif légitime ?

Que se passerait-il ?

— Comment identifier les entreprises où un vrai problème de bien-être au travail subsiste

Peut-être que cela permettrait de mettre en avant les entreprises où subsiste un vrai problème de bien-être professionnel ou au contraire ce droit serait détourné au profit de collaborateurs malveillants et ayant une volonté de nuire à leur entreprise.

Je ne sais.

Ce que je sais c’est qu’il s’agit d’un vrai sujet de société et que peu de collaborateurs aujourd’hui ont le courage de parler et de dénoncer des comportements “non professionnels” pouvant aboutir à des situations de mal-être au travail, voire de dépression.

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Malgré les mises en place de systèmes garantissant aux collaborateurs de ne pas être sanctionnés s’ils dénoncent ces comportements irrespectueux, selon le code de l’entreprise, peu osent vraiment le faire.

Par incompréhension de la situation ?
Par peur ?
Par indifférence? Ou peut-être par lassitude ? … “Ah quoi bon, les choses ne changeront pas de toute façon…”.

Ou peut-être est-ce l’effet témoin qui intervient. On pense que d’autres personnes sont forcément déjà intervenues et donc on ne fait rien. Le problème a forcément déjà été remonté.

Combien de fois ai-je entendu “c’est tellement énorme comme situation que ça doit forcément se savoir …” Et d’ailleurs, moi-même j’ai déjà eu cette réflexion par le passé. Et je n’ai rien fait.

Et pourtant, les faits sont là.

— Le mal-être au travail est un vrai problème de société

Le nombre d’employés en situation de mal-être ou de dépression le démontre.
D’après cet article du Figaro, 36% des Français ont déjà fait un burn-out.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu dans ces situations et c’est ce qui rend d’autant plus difficile leur identification.

En fait, en tombant sur cet article mon coeur s’est rappelé que ce problème était bien présent.
Que ce problème existait.
Et mon coeur a du mal à comprendre.
Pourquoi ?
Qu’est-ce qui fait que nous en sommes arrivé à de telles situations ?

A partir de quand la bascule s’est-elle faite ?

Qu’est-ce qui a mal tourné pour arriver à créer un système où des personnes vivant dans des sociétés avec les besoins fondamentaux comblés — tels que manger, boire ou encore avoir un toit sur la tête — en arrivent à avoir du mal à se lever le matin pour aller travailler, à devoir prendre des congés pour se reposer et prendre du recul, voire à être en arrêt maladie pour cause de burn-out ou dépression professionnelle.

Je ne sais pas. Je n’ai pas la réponse.

Peut-être s’agit-il d’une évolution de notre société qui s’est décalé avec les aspirations des individus qui constituent cette société.

Peut-être sommes-nous tout simplement fous.

En fait, en tombant sur cet article, mon corps s’est rappelé et s’est souvenu. Mon corps a eu envie d’agir, de faire quelque chose. De changer les choses.

— Quelles solutions pour lutter contre le mal-être au travail ?

Mais quoi ?
Que faire ?
Quelles actions entreprendre ?
Et puis ? Qui suis-je pour envisager de faire quelque chose qui ait un impact ?

Après tout je fais peut-être partie d’une minorité de personnes qui s’offusquent de ce problème de société. Après tout, c’est peut-être moi le problème.

Pourtant …mon corps ne pense pas cela.

Mon corps me dit que cette situation n’est pas normale. Qu’il y a une échappatoire.
Qu’il est possible de faire autrement.

Je pense qu’il est possible de créer des environnements professionnels “harmonieux” et où chacun y trouve sa vraie place. Chacun y développe son vrai potentiel et contribue positivement au développement de cette organisation.

Mais pour arriver à de tels systèmes, je pense qu’il est important que chaque Être, qui constitue ce nouveau système, se développe personnellement et professionnellement.

Je pense qu’il est important de réfléchir à la place de chacun dans ce genre de système mais également au collectif.

Que pouvons-nous faire ?
Que devons-nous faire ?

Je n’ai pas la réponse.

En tout cas, à mon niveau j’ai décidé d’apporter ma petite pierre qui permettra peut-être à terme de construire une belle cathédrale.

J’ai décidé d’écouter ma tête, mon coeur et mon corps qui m’alertent que ce genre de situation n’est pas Ok avec mes valeurs, mon Être.

Et je pense que c’est le début d’une réponse : s’écouter.
Pleinement. Entièrement.
Et faire confiance en notre Être.

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